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LE CONCEPT ACEC
L'Accumulateur des années 70.
Les déperditions thermiques des maisons construites avant les années 70
dépassaient souvent le double voire le triple de celles des maisons actuelles conformes
aux nouvelles réglementations relatives à la performance énergétique des bâtiments.
A cette époque, les techniques d'accumulation, en plus d'être nettement moins
performantes qu'actuellement, étaient du type "exclusif nuit" et conçues pour 8
heures de charge de nuit.
Si, par - 10 °C les accumulateurs étaient déchargés à 4 heures de l'après midi,
il fallait attendre le début du tarif de nuit à 22 heures pour les recharger il
valait donc mieux surdimensionner l'installation par précaution.
Pour un local d'une déperdition thermique de 6.000 W par - 10°C (
actuellement ce même local, isolé, nécessiterait moins de 3.000 W ) il
fallait accumuler 12.000 W pendant les 8 heures de nuit afin de "couvrir" les
6.000 W pendant les 16 heures de jour.
Il n'était donc par rare de devoir demander au distributeur d'électricité une
puissance électrique totale, pour la maison, de l'ordre de 30 kW soit plus de 75 A en 220 Volts avec ses
conséquences sur les coûts de raccordement.
De plus, les appareils étaient volumineux et peu esthétiques. Tous les circuits
exclusifs de nuit devaient faire l'objet d'un coffret électrique séparé.
Les matériaux d'isolation des accumulateurs et les régulateurs de charge (quand
ils étaient installés ) étant nettement moins performants qu'à l'heure actuelle
de sorte qu'
il était habituel de constater des surchauffes des locaux lorsque les nuits
étaient froides et les journées ensoleillées.
L'évolution des bâtiments et du marché de
l'électricité.
Ce n'est plus ignoré par personne, il faut diminuer les consommations d'énergie.
Les règlementations concernant la performance énergétique des bâtiments sont
très strictes de sorte que les maison actuelles ont de moins en moins de
déperditions de chaleur. L'étude thermique
d'une maison moyenne isolée correctement montre que ses besoins thermiques
totaux par - 9 °C sont à peine supérieur à 8.000 W.
Quant au marché de l'électricité, il a été libéralisé. Deux tendances se
dégagent de l'observation de l'évolution des tarifications.
D'une part le prix "heures creuses" du tarif bihoraire a été étendu à tout le
week-end. L'utilisateur bénéficie de ce prix d'énergie, pratiquement réduit de
moitié, non seulement 9 heures tous les jours ouvrables mais aussi du vendredi
soir jusqu'au lundi matin.
D'autre part, le tarif exclusif de nuit a tendance à se rapprocher
progressivement du tarif "heures creuses" du bihoraire.
Enfin, pour l'équipement électroménager qui ne cesse de ce compléter, le
raccordement électrique standard d'une habitation est pratiquement toujours d'au
moins 10 kW voire 13 kW.
Le concept ACEC :
Quand on observe la fréquence des températures extérieures, on constate qu'il y
a très peu de jours où il gèle vraiment très fort ( et cela de moins en moins
avec le réchauffement climatique ). Cela veut dire que dans un accumulateur à
fonctionnement exclusif de nuit, une partie importante de la capacité
d'accumulation de l'appareil ne sert que quelques jours par an et ne se
rentabilise absolument pas.
D'autre part, vu l'évolution du prix du tarif exclusif de nuit qui tend à se rapprocher de celui du bihoraire,
les contraintes qu'impose ce choix de tarification (encombrement d'appareils,
puissance raccordée élevée et coûteuse, dédoublement de l'installation
électrique ) ne sont plus justifiables.
Il faut remarquer également que l'avantage du week-end pour le bihoraire n'est
pas applicable au tarif exclusif de nuit
Devant ce constat ACEC, depuis plus d'une dizaine d'années, a développé un
tout nouveau concept de chauffage électrique s'articulant sur des accumulateurs
"ACCU 200" de conception
interne totalement nouvelle, fonctionnant sur la tarification bihoraire.
1 )
La gestion de l'accumulation de ces appareils est assurée par des régulateurs
agissant à trois niveaux:
A ) D'une part un régulateur à microprocesseur et sonde de
mesure de température extérieure qui détermine, chaque nuit, pour l'ensemble
de l'installation, la quantité de chaleur optimale à accumuler pour assurer le chauffage de base de la journée du lendemain. Bien entendu,
les calculateurs digitaux actuels permettent d'analyser, heure par heure,les
évolutions des températures extérieures et évitent une accumulation
excessive lorsque les nuits sont froides et les journées ensoleillées.
B ) D'autre part, dans chaque local, un thermostat d'ambiance garantit à
tout moment le niveau de température souhaité; si le niveau de chaleur de base
n'est plus suffisant, ce thermostat enclenche le fonctionnement d'un petit
ventilateur qui fait circuler de l'air du local dans le noyau accumulateur. Cet
air chaud pulsé s'ajoute à la chaleur diffusée par les parois de l'appareil et
la température du local se rétablit.
-
Ce "cyclage" du fonctionnement de cette ventilation
permet la régulation fine de la température ambiante et sa programmation en
fonction des périodes d'occupation.
-
Au cours de la journée, la réserve de chaleur accumulée
la nuit est donc plus ou moins épuisée en fonction de l'évolution des
besoins. De deux choses l'une:
-
Soit ce puisage est faible et, grâce à l'isolation thermique des appareils,
la chaleur accumulée qui n'aurait pas été utilisée à la fin
d'une journée, est conservée comme base pour le lendemain diminuant
d'autant la quantité à devoir réaccumuler.
-
Soit l'utilisation de la réserve est importante et
le réserve de chaleur diminue.
C ) C'est là qu'intervient un troisième régulateur électronique qui est
incorporé dans chaque accumulateur ACCU 2000. Pendant les journées très
froides, lorsque la réserve de chaleur diminue trop fortement, ce régulateur
réenclenche temporairement une recharge de jour pour garantir, à tout moment, un
niveau de réserve suffisante. La recharge au tarif normal n'est donc prise que
si cela s'avère indispensable, en fonction des besoins réels de chaque local
condsidéré individuellement.
Cette triple gestion des périodes d'accumulation permet, en moyenne pour toute une saison de chauffe, une
consommation prioritaire, de l'ordre de 80 % au tarif heures creuses.
Le tableau ci-dessous détaille, pour Bruxelles, la fréquence des différentes
températures extérieures, la part de consommation liée à chacune de ces
températures extérieures,la proportion de tarif heures creuses consommée pour
chacune de ces températures et, dans la dernière colonne, la proportion de
consommation en heures creuses pour toute une saison de chauffe.
Il est à remarquer que le calcul reste similaire pour toute autre région
puisque, pour une même habitation construite dans une zone plus froide, des
appareils plus puissants seraient installés et la proportion resterait valable.
|
REPARTITION DES CONSOMMATIONS EN FONCTION DES FREQUENCES
DE TEMPERATURES EXTERIEURES (Bruxelles 1997 / 2006) |
|
ACCU 2000 % CONSOMMATION EN HEURES CREUSES |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
TEMP.EXT |
% DES DEPERDITIONS |
FREQUENCE JOUR / AN |
CONSO. kWh / AN |
% CONSO / AN |
FREQUENCES CUMULEES |
CONSO. CUMULEES |
% CUMULES |
|
Pour Chaque Température |
TOTAL |
|
15 |
0 |
23,8 |
0,0 |
0,0 |
257,9 |
1897,8 |
100,0 |
|
|
84,3 |
|
14 |
4 |
22,7 |
22,7 |
1,2 |
257,9 |
1897,8 |
100,0 |
|
93 |
21,0 |
|
13 |
8 |
17,8 |
35,6 |
1,9 |
235,2 |
1875,1 |
98,8 |
|
93 |
33,0 |
|
12 |
12 |
18,1 |
54,3 |
2,9 |
217,4 |
1839,6 |
96,9 |
|
93 |
50,5 |
|
11 |
16 |
17,6 |
70,2 |
3,7 |
199,3 |
1785,2 |
94,1 |
|
93 |
65,2 |
|
10 |
20 |
20,6 |
102,8 |
5,4 |
181,8 |
1715,0 |
90,4 |
|
93 |
95,4 |
|
9 |
24 |
19,7 |
118,0 |
6,2 |
161,2 |
1612,2 |
85,0 |
|
93 |
109,6 |
|
8 |
28 |
22,2 |
155,6 |
8,2 |
141,6 |
1494,2 |
78,7 |
|
93 |
144,4 |
|
7 |
32 |
22,7 |
181,3 |
9,6 |
119,3 |
1338,7 |
70,5 |
|
93 |
168,4 |
|
6 |
36 |
18,1 |
163,0 |
8,6 |
96,7 |
1157,3 |
61,0 |
|
93 |
151,4 |
|
5 |
40 |
16,3 |
163,3 |
8,6 |
78,6 |
994,3 |
52,4 |
|
86 |
140,0 |
|
4 |
44 |
14,7 |
161,3 |
8,5 |
62,2 |
831,0 |
43,8 |
|
85 |
137,1 |
|
3 |
48 |
13,0 |
156,0 |
8,2 |
47,6 |
669,7 |
35,3 |
|
81 |
127,0 |
|
2 |
52 |
10,1 |
131,4 |
6,9 |
34,6 |
513,7 |
27,1 |
|
77 |
101,4 |
|
1 |
56 |
8,6 |
119,8 |
6,3 |
24,4 |
382,2 |
20,1 |
|
74 |
88,1 |
|
0 |
60 |
5,7 |
85,0 |
4,5 |
15,9 |
262,4 |
13,8 |
|
69 |
58,9 |
|
-1 |
64 |
4,6 |
72,9 |
3,8 |
10,2 |
177,4 |
9,4 |
|
66 |
47,9 |
|
-2 |
68 |
2,4 |
41,6 |
2,2 |
5,7 |
104,6 |
5,5 |
|
62 |
25,8 |
|
-3 |
72 |
1,3 |
24,0 |
1,3 |
3,2 |
63,0 |
3,3 |
|
58 |
13,9 |
|
-4 |
76 |
0,7 |
12,7 |
0,7 |
1,9 |
39,0 |
2,1 |
|
54 |
6,8 |
|
-5 |
80 |
0,4 |
8,9 |
0,5 |
1,2 |
26,3 |
1,4 |
|
52 |
4,6 |
|
-6 |
84 |
0,4 |
9,3 |
0,5 |
0,8 |
17,4 |
0,9 |
|
50 |
4,7 |
|
-7 |
88 |
0,0 |
0,0 |
0,0 |
0,3 |
8,1 |
0,4 |
|
50 |
0,0 |
|
-8 |
92 |
0,1 |
2,6 |
0,1 |
0,3 |
8,1 |
0,4 |
|
50 |
1,3 |
|
-9 |
96 |
0,0 |
0,0 |
0,0 |
0,2 |
5,6 |
0,3 |
|
50 |
0,0 |
|
-10 |
100 |
0,2 |
5,6 |
0,3 |
0,2 |
5,6 |
0,3 |
|
50 |
2,8 |
A titre d'information, le diagramme suivant, compare les fréquences
de ces températures extérieures pour les périodes 1940 / 1970 et
1997 / 2006.
On y constate dans les dernières années, comme chacun le pressent, une
proportion nettement plus grande de journées plus tempérées.

2 ) La conception interne de ces appareils diffère résolument de
celle des accumulateurs classiques.
Si en accumulation classique, comme expliqué ci-dessus, il était nécessaire de
prévoir une puissance électrique double de celle des déperditions, cela
impliquait qu'un accumulateur de 8.000 W ne devait être capable que de couvrir
un besoin thermique de 4.000 W.
Dans le concept ACEC, puisque l'appareil peut également se recharger en heures
pleines, une puissance de 4.000 W suffit. Par contre cet appareil devra aussi
être capable de couvrir un besoin thermique de 4.000 W.
Un accumulateur de 4.000 W du Concept ACEC ( ACCU 2000 ) doit donc posséder une
capacité de restitution calorifique proportionnellement double de celle d'un
accumulateur classique de même puissance. Étant donné que cette restitution de
chaleur est opérée par la ventilation d'air chaud et que ACEC a toujours attaché
une grande importance au fonctionnement silencieux de ses accumulateurs, ce
doublement de restitution calorifique a pu être atteint sans augmentation du
niveau sonore grâce à une toute nouvelle conception interne des appareils.
-
Une augmentation importante de la taille des
ventilateurs sans augmentation de leur vitesse de rotation. A titre d'
exemple, un accumulateur de 4.000 W ACCU 2000 est équipé de deux
ventilateurs tangentiels de 300 mm c'est à dire le double de la ventilation
d'un 4.OOO W classique.
-
Une optimalisation de la taille des canaux
d'air internes du noyau accumulateur.
-
L'utilisation, d'un mix de briques de feolite
et de fonte comme matériau accumulateur. A volume égal, la fonte accumule 40
% de chaleur en plus que les briques accumulatrices traditionnelles; de plus
elle conduit la chaleur 25 fois plus rapidement rendant le fonctionnement de
l'appareil infiniment plus "réactif". De plus, le design de ces briques en
fonte à été optimalisé pour diminuer la résistance à la circulation de l'air
dans le noyau tout en augmentant de manière substantielle la surface
d'échange thermique.
Voilà pourquoi un accumulateur ACEC ACCU 2000 n'a rien de comparable avec un
accumulateur classique.
Les deux diagrammes ci-dessous, réalisés à même échelle, démontrent la
différence énorme de capacité de restitution de deux accumulateurs de puissance
électrique similaire.
|
Accumulateur Classique de 4.000
W |
Accumulateur ACCU 2000 de 4.200
W |
|
 |
 |
3
) Faible raccordement de puissance.
Comme souligné
ci-dessus, les déperditions thermiques totales d'une maison moyenne,
correctement isolée, sont le l'ordre de 8.000 W, celles d'un appartement encore
nettement moindre.
Dans le Concept ACEC,
la puissance électrique des appareils est égal au déperditions thermiques à
couvrir.
La maison moyenne ne
nécessite donc pratiquement que 8.000 W de puissance d'appareils de chauffage.
Comme le raccordement
de puissance pour les besoins électroménagers est habituellement de 10 voire de
13 kW et que cette puissance maximale n'est atteinte que peu d'heures par jour,
l'installation du Concept ACEC de chauffage ne nécessite pratiquement pas
d'augmentation de puissance.
Les appareils possèdent
une telle réserve de chaleur qu'il est possible de "délester" leur puissance
sans perte de confort. Le ventilateur de restitution forcée de la chaleur ne
consomme en effet que quelques dizaines de Watts et n'est pas concerné par ce
délestage.
On obtient donc un
fonctionnement schématisé de la manière suivante:

LE CONCEPT ACEC EN RESUME :
-
Concept optimalisé pour la tarification
bihoraire
-
80 % de consommation en tarification
heures creuses grâce à une triple gestion des périodes d'accumulation
-
Régulateur de chauffage de base
-
Contrôle des températures ambiantes
local par local
-
Recharge éventuelle de jour, local par
local, en fonction des besoins réels de chaleur
-
Accumulateurs super compacts conçus
spécifiquement pour ce mode de fonctionnement
-
Gestion de puissance électrique totale
de l'habitation en vue de minimiser le raccordement au réseau
|